Partie 1 — Triangle du feu, classes & procédés d'extinction (Chap. 1 §1-2)
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Donnez les définitions exactes des trois termes : combustion, feu et incendie selon le GTOD Livre 1.
LIBRERéponse attendue
Combustion : réaction chimique induisant la présence de réactifs (combustible + comburant) et d'un initiateur (énergie d'activation), dégageant de l'énergie sous forme de chaleur. · Feu (ISO 13943) : processus de combustion auto-entretenu, assuré pour produire des effets utiles et dont le développement est maîtrisé dans le temps et dans l'espace. · Incendies : feux dont le développement n'est pas maîtrisé dans l'espace et dans le temps.
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Il faut au minimum d'oxygène pour alimenter un feu (la teneur de l'air est d'environ 21%).
TROU3
À quelle classe de feu appartiennent les feux de métaux (sodium, magnésium…) et quel est l'agent extincteur adapté ?
QCM4
Citez et expliquez brièvement 6 procédés d'extinction différents mentionnés dans le GTOD Livre 1.
LIBRERéponse attendue
1. Refroidissement (eau, mousse) : abaisse la température. · 2. Étouffement (poudre, mousse, CO2) : empêche l'apport d'air. · 3. Inhibition (gaz inertes) : bloque le processus chimique. · 4. Soufflage : coupe la flamme des vapeurs inflammables. · 5. Coupure d'alimentation : supprime l'alimentation en combustible. · 6. Dispersion (batte à feu, jet plein) : étend les matériaux en ignition. · (bonus : faire la part du feu).
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Par quels deux mécanismes combinés la mousse éteint-elle un feu ?
QCMPartie 2 — Propagation de la chaleur, types de combustion & flammes (Chap. 1 §2.3-2.5)
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Quelle est la principale différence entre la conduction et la convection comme mode de transfert de chaleur ?
QCM7
Le rayonnement correspond au processus d'émission ou de propagation de l'énergie sous forme d'ondes électromagnétiques. Il ne nécessite pas de à l'inverse des deux autres modes de propagation.
TROU8
Décrivez les 4 types de combustion en précisant pour chacun la vitesse de réaction et ses caractéristiques principales.
LIBRERéponse attendue
1. Lente : faible élévation de température, absence de flamme, peu de phénomènes lumineux (ex : braises). · 2. Vive (rapide) : forte élévation de température, flammes visibles, émission de gaz et fumées (ex : incendie) → flamme de diffusion. · 3. Très rapide (déflagration) : vitesse de déplacement du front de flamme < vitesse du son, forte élévation de température + surpression. · 4. Instantanée (détonation) : vitesse du front de flamme > vitesse du son, onde de choc — 2e régime d'explosion.
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La flamme de diffusion est celle rencontrée le plus souvent dans les incendies. Quelle est sa caractéristique principale ?
QCM10
Dans la détonation (combustion instantanée), la vitesse de déplacement du front de flamme est supérieure à et génère une onde de choc.
TROUPartie 3 — Plage d'inflammabilité & produits de combustion (Chap. 1 §2.6-2.7)
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Pour le méthane, la LII est de 4,4 % et la LSI de 17 %. Entre LII et LSI (hors plage d'explosivité), quels sont les effets présents ?
QCM12
Le danger des fumées peut être retenu avec l'acronyme qui signifie : Chaudes – Opaques – Mobiles – Inflammables – toXiques.
TROU13
Développez le mnémotechnique MITCH en précisant la signification de chaque lettre et ce qu'elle indique pour la lecture du feu.
LIBRERéponse attendue
M — Mobilité : plus la couche de fumées est agitée, plus elle est inflammable. · I — Inflammabilité : si des anges danseurs ou rouleaux de flammes apparaissent, l'inflammation est imminente. · T — Température : plus la température est élevée, plus la plage d'inflammabilité est grande. · C — Couleur : fumée blanche = chargée en vapeur d'eau (peu inflammable) ; fumée grise = chargée en gaz de pyrolyse. · H — Horizontalité : où se situe-t-on sur la plage d'inflammabilité ?
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Qu'indique un plan neutre qui descend rapidement lors de la lecture du feu ?
QCM15
Des fumées expulsées de façon chaotique avec effet de bouillonnement/tourbillonnement ont une vélocité dite , indiquant une haute température et que le foyer est probablement proche de l'ouverture.
TROUPartie 4 — Modèle de Thomas & développement du feu (Chap. 1 §3.1-3.3)
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Selon le modèle de Thomas, la formule de conservation des masses dans un local est : (la quantité de fumées produite = air entrant + gaz de pyrolyse).
TROU17
Dans une pièce de référence, quel est le ratio de répartition des transferts de chaleur (convection / rayonnement / conduction) ?
QCM18
En phase de croissance partie 2, lorsque les produits imbrûlés de la couche de fumées atteignent leur température d'auto-inflammation et s'enflamment localement au contact d'une poche de comburant, ce phénomène est appelé les .
TROU19
Les roll-over (rouleaux de flammes à l'interface air/fumées) sont les signes annonciateurs de quel phénomène ?
QCM20
Définissez l'Embrasement Généralisé Éclair (EGE) : description du phénomène, durée de la transition et conditions nécessaires à son déclenchement.
LIBRERéponse attendue
L'EGE est le passage brutal d'un feu localisé à l'embrasement généralisé de l'ensemble des matériaux combustibles contenus dans un volume ventilé. La transition dure entre 5 et 15 secondes. Elle est suivie d'un feu dit pleinement développé. Conditions : apport suffisant de gaz combustibles + atteinte d'un niveau d'énergie suffisant + maintien d'une veine d'apport d'air. Étape normale de développement d'un incendie dans un volume semi-ouvert.
Partie 5 — FLC/FLV, puissance et phénomènes thermiques (Chap. 1 §3.3 & 4)
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Qu'est-ce qu'un Feu Limité par la Ventilation (FLV) et quelle est son alternative en cas de rupture du confinement ?
QCM22
La formule théorique de la puissance d'un feu limité par l'amenée d'air est : (P en kW, A = surface de l'ouvrant en m², H = hauteur libre d'amenée d'air en m).
TROU23
Définissez le backdraft : conditions d'apparition, facteur déclencheur, et en quoi diffère-t-il du FGI (Fire Gas Ignition).
LIBRERéponse attendue
Backdraft : phénomène se produisant lorsqu'un feu a été sous-ventilé pendant un certain temps. Un apport d'air soudain (fenêtre qui se brise, ouverture de porte…) réactive une flamme qui peut entraîner l'explosion des fumées chaudes accumulées. Facteur déclencheur : l'apport de comburant (l'énergie est déjà présente). · FGI : l'élément déclencheur est l'apport d'ÉNERGIE D'ACTIVATION (et non le comburant). Peut se produire avec des fumées froides. Deux sous-types : Flash Fire (pas d'onde de pression) et Smoke Explosion (onde de pression).
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Le flux thermique rayonné par le plafond de fumées est proportionnel à (T = température en °C). Une augmentation de température induit donc une augmentation très significative du rayonnement.
TROU25
À quel flux thermique correspond le seuil de résistance de l'EPI avec un temps de fuite de 8 secondes selon le tableau du GTOD Livre 1 ?
QCMPartie 6 — Structure & comportement des matériaux au feu (Chap. 2)
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Expliquez pourquoi le bois est considéré comme offrant une excellente tenue au feu malgré sa combustibilité. Donnez la vitesse de combustion du bois massif ou lamellé-collé.
LIBRERéponse attendue
Lors de la combustion, il se forme en surface une couche carbonisée 8 fois plus isolante que le bois lui-même, ce qui freine la combustion et préserve les propriétés mécaniques du cœur. Le bois conserve sa stabilité de façon progressive. Vitesse : le bois massif ou lamellé-collé brûle à raison de 1 cm par face et par quart d'heure (les panneaux bois à 1,5 cm/face/15 min).
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L'acier est un matériau incombustible qui perd tout ou partie de sa résistance lorsque la température augmente au-delà de . En revanche, il recouvre sa pleine résistance après refroidissement.
TROU28
Décrivez le comportement au feu de la pierre calcaire (pierre de Villebois) et les risques associés pour les sapeurs-pompiers, notamment après la phase de refroidissement.
LIBRERéponse attendue
Les pierres calcaires sont sensibles aux chocs thermiques : une élévation ou diminution rapide de température (gradient) peut provoquer l'éclatement ou la rupture des éléments en pierre (marches d'escalier, balcons, linteaux…). Il n'y a pas de signe physique avant-coureur visible. Le danger persiste pendant la phase de refroidissement estimée à 24h après l'événement — vigilance indispensable lors de la réintégration des habitants et du désengagement des moyens.
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Quelle est la formule de calcul de la charge calorifique d'un local ?
QCM30
Le pouvoir calorifique du bois est de , tandis que celui du polyéthylène est de 43 MJ/kg.
TROUPartie 7 — Prévention appliquée à l'opération : structures & réglementation (Chap. 3)
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Décrivez les 4 familles de bâtiments d'habitation en précisant leurs critères de classement (hauteur, type).
LIBRERéponse attendue
1re famille : habitations individuelles isolées ou jumelées R+1 max, et habitations en bande à structures indépendantes R+1. · 2e famille : habitations individuelles en bande non indépendantes, et habitations collectives R+3 (si H > 8m : escalier encloisonné et désenfumé). · 3e famille : plancher bas du logement le plus haut ≤ 28 m. 3A = R+7 max avec appartement à ≤ 7m d'un escalier desservi par voie échelle. 3B = les autres cas jusqu'à H = 28m. · 4e famille : 28m < H ≤ 50m.
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Les ERP sont classés en catégories selon l'effectif. Quelle catégorie correspond à de 701 à 1500 personnes ?
QCM33
Un IGH devient un Immeuble de Très Grande Hauteur (ITGH) à partir de de hauteur de plancher bas du dernier niveau.
TROU34
Dans un Parc de Stationnement Couvert (PSC), quelle est la surface maximale d'un compartiment sans système d'extinction automatique à eau (EAI) ?
QCM35
Expliquez le principe de l'alarme et de l'évacuation en habitation collective par rapport aux ERP, et le message opérationnel clé que rappelle le GTOD.
LIBRERéponse attendue
En habitation, le DAAF est une alarme privative destinée aux seuls occupants du logement — pas d'alarme générale du bâtiment (interdite dans les parties communes). Par principe, le confinement dans les appartements non sinistrés est la règle, et l'évacuation générale est exceptionnelle. Message opérationnel : « En habitation, les morts et les blessés sont dans les escaliers ! » — rappelant que le confinement est souvent la meilleure protection et que l'évacuation intempestive expose les occupants aux fumées.
Partie 8 — Désenfumage, stabilité au feu & SSI (Chap. 3 §2.3-2.5)
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En habitation collective, à partir de quel niveau une colonne sèche est-elle obligatoire ?
QCM37
En habitation collective, la distance maximale entre un escalier encloisonné et la porte d'un appartement ne doit pas dépasser .
TROU38
Expliquez la différence entre DAI, DAAF et DAD, et dans quel type de bâtiment/situation chacun est utilisé.
LIBRERéponse attendue
DAI (Détection Automatique Incendie) : dans les établissements nécessitant une surveillance (lieux à sommeil souvent) ; reliée à un SSI de catégorie A assurant des mises en sécurité (alarme, compartimentage, désenfumage). · DAAF (Détecteur Autonome Avertisseur de Fumées) : dans tous les logements, donne l'alarme dans le local/appartement concerné uniquement. · DAD (Détecteur Autonome Déclencheur) : détecte la fumée et déclenche une mise en sécurité simple (fermer une porte CF, mise en route du désenfumage en habitation de 3e et 4e famille).
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Il existe 5 catégories de SSI (A à E). Le SSI de catégorie est le plus évolué et se trouve généralement dans les établissements à sommeil ; il est exploité par le SSIAP au PC de sécurité des IGH.
TROU40
En IGH, quelles sont les 3 phases d'évacuation prévues par la réglementation (dans l'ordre) ?
QCMRésultat final
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Questions auto-évaluées (QCM + textes à trous) uniquement.
Les réponses libres doivent être comparées manuellement.